FLEURS DE PAPIER

(Richard Montaillard)

Ecrire ou lire faut-il choisir, poser sur le papier ses souvenirs
Concrétiser toutes ses pensées, de la création de la réflexion
Petites fleurs bonheur d’âme ni passé no futur douce dame
Petits câlins de bien être sous mon aile mon écrin on est bien
Je t’aime pour tes mots couchés, absorbés sur le papier
Une feuille c’est un arbre sans tronc sans racine étername
Des larmes des pensées orchidées sous le charme érotomane
Te caressant doucement effleurant l’épiderme oh fleur

Tes pétales couleurs odeurs enivrantes
Buccale narcisse animale nasale
J’hume ta sève ton corps au plus profond de ton con

Petite mort de l’instant oubliant m’oubliant
De tout ton corps pénétrant impatient dans l’instant
Petite mort de l’instant oubliant m’oubliant
Offrir jouir pas de prix faut t’le dire clairement

Dire ou ne pas dire faut-il choisir la vérité je ne sais pas
Digérer toutes ses idées de la création de la réflexion
Petites fleurs bonheur d’âme ni passé no futur douce dame
Petite fin de mon être sous ton corps et tes seins je suis bien

 

LA CREME

(Pascal Pacaly)

Plaisir de jouir, jouir de plaisir
La luxure dans l’élixir
Mourir d’une petite mort
Et mûrir dans ton corps

La nature à l’état brut
Ce sont te lèvres qui m’exécutent
Je rentre et tu sors
Et tes hanches comme seul ressort

Une crème sur ton fruit ma chérie

Des délires dans tes délices
Et je me glisse dans ta peau lisse
Nos organes en orgasmes
Une fente enfantée d’un fantasme

Ta chasteté n’est plus un vœu
Les vilains te diront que c’est un jeu
Filles de luxe, filles de joie
Tu n’es que la putain du roi

Une crème sur ton fruit ma chérie

 

LES MOTS

(Olivier Angele/Gérard Maimone)

J ’ai cherché depuis que je suis né
Tous les jours de ma vie « tous-les minuits » de ma vie
J’ai cherché à l’instant d’être né
Le langage du plaisir qui est la préoccupation de l’amour

Si on veut faire sonner un arbre
Pour enchanter un nid, pour pénétrer un nid
Il faut avoir de la chance en diable
Pour ne pas décrocher une autre communication de l’amour

Les mots sont minables ils ne valent pas la peine
Certains mots même n’ont pas « figure humaine »
Et puis soudain c’est le mot qui vous couche
Le mot qu’on échange au bouche à bouche
Combien de mots ne sont plus valables
Combien de mots j’ai envoyé au diable
Les mots qui propulsent mon affection
Les mots perdus qui dépassent la raison

J’ai pensé ne pas m’arrêter là, jouir des jours de ta vie t’offrir
Les minutes de ma vie
Et de l’inconvénient d’être né, je vois l’envie de mourir qui est
La meilleure déclaration l’Amour

Les mots sont cool ce sont les mots qui tuent
Les mots sont excitants parce qu’ils sont nus
Le goût des mots que l’on ne veut pas dire
Le sens des mots quand ils donnent du plaisir
Les mots qui propulsent mon affection les mots perdus qui dépassent
La raison

…Et puis soudain c’est le mot qui vous couche, le mot qu’on
échange au bouche à bouche
Some words are driving my affection overtaking my sense of
direction
The taste of words u don’t wanna hear, the meaning of those quand
ils donnent du plaisir.
Les mots sont minables
Ils ne valent pas la peine…

 

JUSTINE

(Pascal Pacaly)

UN écart sur ma langue
Justine qui s’étend
Un fil et la vie qui tangue
Justine qui s’éprend

Tes cris en forme de prières
Ton corps en source de l’enfer
Une renaissance dans ta souffrance
Et les ébats de ton enfance

Du sang sur nos peaux
Justine dans l’audace
Ta bouche en sanglots
Justine qui trépasse

Une fleur décapitée, déflorée
Seuls des pétales ensanglantés
Tu te mouilles à l’orée de ton châtiment
Et tu pleures mais personne ne t’entend

De la liberté sur nos chaires
C’est le vice qui nous éclaire
A trop trahi, trop subi
Justine a bientôt tout salie

Au fond tout ça n’est que luxure
Justine caresse mes blessures

Des épines sur ton bouton
C’est Sade, plus profond
Les soutanes de l’interdit
Une main posée sur tes cris

Le bord du précipice, qui glisse
Justine perdue dans l’abîme
Tes lèvres, stèles de ton supplice
Justine noyée dans le crime

Des bougies dans ton donjon
C’était le château de trop
Et une fissure dans le pantalon
Tel un crachat sur ta peau

Une moisson de leur déraison
Justine dans leur soumission
Les porcs de la reine
Justine qui s’étale dans l’arène

 

E Mâle

(Pascal Pacaly)

Mmmm, je m’assis auprès de toi, nos octets qui se mégabit
Mais tu n’es pas là, mon cœur qui s’électro nique
Caresses de tes mots, connectée à mon pseudo
Je touche le micro, la voix du super héros

Le nous intime sur l’écran de nos nuits
Quand défile le film de ma vie

Ces histoires pas très nettes
Trop belles pour ne pas être suspectes
Ne faisons plus la fine bouche
C’est à tes touches que je me couche

Viens dans ce monde que l’on s’est construit
Le temple de Vénus qu’on a bâtit
Car oui du bout de tes secrets
Nos deux corps comme un amant de grès

Tu m’effleures, tu me décodes, tu m’effaces
Derrière cette glace un rien nous menace
Oooh j’ai peur de n’être qu’une ligne de tes mains
Qui n’aura jamais l’empreinte de tes reins